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CompteRenduGraco2011

Note: Ce compte-rendu et les commentaires associés sont écrit par Obinou,
ces opinions ne représentent pas la position de Tetaneutral.net, et n'engage
en rien l'association.

Compte Rendu Graco (produit et commenté par obinou)

J'ai eu l'occasion d'écouter les interventions publiques du Graco, une
convention qui a eu lieu le 06/12/2011 et qui a regroupé des opérateurs,
privés, des acteurs du monde politique, ainsi que des intervenants de
l'ARCEP et du gouvernement autour des sujets liés au très haut débit.

J'y ai noté des éléments intéressants, des problématiques qui sont revenues
plusieurs fois et que je vais exposer ci-dessous.

Aspects financiers

Il va de soit qu'une bonne partie des débats a porté sur les aspects financiers:
  • Condition de mise à disposition des subventions "FANT",
  • Abondement des fonds de subventions,
  • Sommes en jeu.

Ceci ne nous concerne pas trop, car de toute façon, pour être éligibles les projets
doivent à minima porter sur une couverture départementale, même à long terme: En deçà,
pas de subventions (en tous cas liés au FANT).

Ce que j'en ai retenu, c'est principalement que ces subventions étaient destinés
aux boites privées, FT et SFR en tête, à condition d'établir une forme de partenariat
public-privé.

Rien que du très classique, donc.

Pour donner une idée des coûts en jeu:
Dans la Haute-Marne, Bruno Sido (qui n'est pas pour le FTTH mais pour la montée en débit sur le
cuivre (l'embauche d'un ex- de France Télécom comme chef de projet THD n'est sans doute pas
étranger à cette "vision") expliquait qu'il fallait 40M€ d'argent public pour couvrir son département
en 8Mb (via l'opticalisation des NRA/NRA-MED), et 240 M€ pour la même chose en FTTH.

Un point important, c'est que ces fonds sont consacrés au FTTH: Pas de subventions provenant
du FANT pour un projet exclusivement cuivre (via de la montée en débit par exemple):
Les régions et département qui s'y engagent devront le faire sur leurs fonds propre.

En quelque sorte, pour reprendre l'exemple de la Haute-Marne, soit le département dépense 40M€ sur fonds
propre pour arriver à 8Mb presque partout, soit le département fait les démarches pour une subvention
via le FANT pour passer au tout-FTTH.

Couverture

Le projet du gouvernement organise sciemment, dans toutes les zones ou les opérateurs ont
manifestés une intention d'investissement
, la "famine du haut débit":
En effet, dès qu'un opérateur a indiqué s'intéresser à une maille géographique donnée, TOUT
AUTRE projet est bloqué, y compris les projets non subventionné. L'objectif assumé du
est de fournir à l'opérateur privé qui déploiera son réseau FTTH sur la zone un maximum
appétence des particuliers - puisque c'est précisément le problème qui se pose à l'heure actuelle en
zone dense.

Le problème majeur de ce principe est que les opérateurs privés n'ont actuellement aucune obligation
de tenir leurs engagement quant à la couverture de cette zone ni sur le calendrier à tenir.
On risque donc (et ça a déjà commencé) de voir les opérateurs privés se tirer la
bourre pour "réserver" le maximum de zones, quitte à ne pas concrétiser ces intentions ensuite.
Les pouvoirs publics locaux n'ont RIEN à dire sur le découpage ou le choix de l'opérateur privé
qui opérera sur leur territoire.
Malgré l'obligation de mutualisation, il reste un risque de tomber dans un système à l'américaine,
avec un découpage géographique immuable et effectués en bonne intelligence entre les sociétés privés,
c'est même probablement le système recherché.

Ceci a été pointé par Christian Paul (Nièvre), Gilles Quinquenel (Manche),
le sénateur Maurey (Haute-Normandie), Yves Romes (Avicca, sénateur de l'Oise),
Vincent Elba (Seine & Marne).

Des pistes ont été évoquées (Corinne Erel, Joëlle Toledano):
  • Taxation des opérateurs privés qui ne respecteraient pas leurs promesses,
  • Remise "dans le domaine public" (via des RIP) des zones non commencées par les opérateurs privés.

Les opérateurs sont pour une fois à l'unisson: ils refusent tous de nouvelles taxes.
(Free signale 20% de taxes sur les 2 milliard de CA effectués chaque année).
En cela ils rejoignent plutôt les intervenants politiques, qui souhaitent réduire ces taxes mais en contrepartie,
leur imposer plus de contraintes, en particulier en couverture et en délais.

L'ARCEP (par la voix de Silicanni) admet aussi ces réserves et souhaite aussi des engagements contractuels
avec les opérateurs, mais elle s'estime bloquée par les désidératas du gouvernement et SURTOUT des règles
communautaires, vis à vis des opérateurs privés et aussi publics.

(Il faut savoir que les opérateurs publics n'ont PAS LE DROIT de fournir directement du service aux abonnés:
ils sont obligatoirement "vendeurs de gros", et doivent déléguer le service de FAI à un acteur privé, même si ce dernier
ne sert qu'a faire la hot-line & le recouvrement de factures. Cette architecture est particulièrement présente dans le
monde de l'Internet par satellite).

Attractivité

Plusieurs intervenants public ont indiqué l'importance de la FTTH (certains précisent qu'entre garder un bureau
de poste PTT dans le village & passer d'un 128k à un 8Mb, ils choisissent sans hésiter la seconde), tant
pour les particuliers que pour les entreprises.

Car il ne faut pas se leurrer: Malgré les grands discours, dans les campagnes, dans les faits les petites entreprises
sont aussi la plupart du temps en ADSL, même si elles le payent bien plus cher et n'ont pas la main sur les
équipements.

Ce qui nous amène au problème suivant:

Les réseaux de collecte publics (RIP/DSP)

Pratiquement tous les acteurs ont signalés des problèmes avec les réseaux de collecte, et surtout:
  • Le comportement du délégataire,
  • Le catalogue tarifaire inadapté,
  • Des problèmes techniques et/ou opérationnels (S.I., j'y reviendrais)
  • Mais aussi, le manque de vision à long terme sur les aspects contractuels & juridiques.
    (Ce dernier point soulevé par Free).

Bizarrement, aucun des grands opérateurs de RIP n'était là, sauf Axione, par Saint-André.
Ce dernier a demandé qu'en face des devoirs des délégataires il y ait des droits, donc avoir plus
d'indépendance sur leurs opérations.

Dans ce domaine, la plupart des collectivités attendent avec impatience la remise en jeu
des concessions, les contrats signés étant vus comme des contraintes aussi bien coté privé que coté
public (Ils ne sont par contre pas d'accord sur les évolutions à apporter...)

Aujourd'hui, les RIP et DSP couvrent principalement les points hauts (3G,4G) et les NRA, et je n'ai pas
entendu de discours remettant en cause cette organisation du réseau, en particulier sur la création de
POP fibre intermédiaire pour servir les habitations des communes sur le tracé des fibres.

Plusieurs acteurs ont signalés la pérennité du modèle RIP pour les opérateurs privés (Mais ce n'est
pas difficile à comprendre: L'état est toujours derrière pour rajouter au pot quand le délégataire
réalise des pertes).

La réaction des privés

- Bouygues a signalé qu'ils co-investiraient avec FT et loueraient à Numéricable.
- SFR a dis qu'ils co-investiraient mutuellement avec FT, et sont aussi bien opérateurs
de gros qu'en opérateurs d'immeuble.
- Free a dis qu'ils loueraient des prises à FT, pour le moment exclusivement en zone dense.
- Numéricable a défendu son modèle câble, a dis qu'il louait de la FTTH de collecte à FT, et qu'ils se
concentrerais sur les zones denses.
- FT a commencé par se faire mousser ("on est les meilleurs", "fibrer c'est notre métier", etc...)
et a expliqué qu'il fallait laisser le temps au temps, laisser les opérateurs prouver qu'ils respectaient
leurs engagements, et surtout ne pas les taxer et les laisser faire.

(Rappelons simplement que le concept des RIP est apparu dans les années 90 suite aux promesses non tenues
des opérateurs privés dans les années 1990).

- Axione signale l'augmentation de 100% du trafic sur les réseaux de collecte qu'il opère depuis Juin 2011,
selon lui lié à la vidéo sur Internet en streaming (Autant clips Youtubes que films en streaming, tout
le monde sait sur quels sites...)

La plus intéressante est l'intervention de Free, par son directeur juridique Laurent Lagagné:
  • Il dit investir 1M€/Jour dans la fibre,40% du CA (Plus de FTTH => uniquement co-investissement & collecte ?
    ce serait cohérent avec la nécessité de collecter les antennes-relais Free-Mobile.
  • Compte investir en zone dense et moins dense, pas du tout en zone rurale.
Surtout, il considère qu'il est trop tôt pour fibrer 100% des logements dans les 10 ans:
  • Par manque de capacité industrielle et humaine,
  • Il faudra selon lui au moins 20 ans pour fibrer la France, comme le cuivre en son temps,
  • Il y a peu d'appétence encore en 2011/2012 pour la fibre (il parle ici des zones denses)
  • Pour lui en zone rurale il faut juste fibrer les écoles, les bâtiments publics,
  • La bonne solution pour les zones rurales c'est le dégroupage,
  • Il reste de GROS problèmes au niveau des réseaux de collecte: Techniques , et tarifaires. dans certains cas les discussions avec Free ne sont même pas ouvertes,
  • Free est partenaire de l'expérimentation d'Issoire.
Selon Free, pour un opérateur national, déployer un réseau cohérent en national est très compliqué, seul FT peux le faire.
  • Compliqué en terme technique, d'abord: Méthodes de pose unifiées, matériel identique, process d'exécution
    identique à Paris comme au Cantal profond.
  • Compliqué en terme contractuel avec les différents opérateurs d'immeubles, opérateurs de réseaux tiers
    (public ou privés), et des difficultés à gérer les différences des techniques pour les télé-conseillés et
    les techniciens de terrain.

Système d'information et système de géoréférencement

Quelques intervenants ont pointé du doigt les déficiences dans ces domaines.

Le système d'information regroupe le base d'éligibilité à la fibre, les logiciels pour gérer
le workflow de commande/résiliation/dégroupage de prises et de gestion des incidents, et ce
de manière multi-opérateur.
L'AVICCA avait proposé un GIE pour les opérateurs (à la manière de la portabilité des numéros),
mais ceci a été unanimement refusé par tous les acteurs privés: Devant tant de bonne volonté,
Yves Romes réfléchi au fait de légiférer sur le sujet.
A noter que l'ARCEP propose un modèle de donné pour une base d'adresse d'éligibilité.

A l'heure actuelle, c'est chacun se débrouille, parfois au papier et au crayon.

Quant au géo-référencement des installations télécom il est actuellement embryonnaire et de toute
façon absolument pas unifié entres les régions et les opérateurs.
On parle ici de l'occupation des chambres, des poteaux, des liens réseaux, principalement en zone rurale.
En ville les choses sont souvent meilleures.

(Anecdote: Lorsqu'un opérateur demande à FT l'occupation d'une chambre (service payant), FT envoie
un technicien sur place pour vérifier. Si un second opérateur demande un peu plus tard la même chose,
FT envoie encore un technicien faire à nouveau le relevé...)

Il y a d'énormes manques dans ce domaine - tout est à faire.

Analyse personnelle (Julien Aubé, 03/2012)

On voit surtout que le gouvernement semble satisfait de son plan THD français.

  • En gros, on peux dire que la péréquation est abandonnée: Les privés
    investissent en zone dense là ou, espèrent-il, le retour sur investissement est rapide,
    et laisse les zones peu dense et campagnes aux service public, y compris jusqu'à l'abonné
    dans certains cas, le reste étant quasiment acquis à FT.
    (D'ailleurs, le porte-parole de FT disais bien "France Télécom" pour les déploiements de terrain, mais "Orange"
    lorsqu'on parlais de service. Preuve que le nom "France Télécom" est loin d'être mort. Une séparation
    fonctionnelle ne serait peut-être pas si difficile, après tout....)
  • Plusieurs députés semblent considérer qu'avec la 4G, plus besoin de fibrer les maisons,
    seuls les réseaux de collecte sont à développer (ce qui, en soit, n'est déjà pas une mince affaire).
  • Pour moi il est très clair que les promesses ne seront pas tenues, que ce soit par manque de financement
    ou par manque de moyens industriels.
  • Les opérateurs ont également signalés de grandes difficultés à pénétrer dans les maisons, immeubles, appartement:
    - Personnes absentes, personnes non intéressées
    - Difficultés avec le syndic (Chantage, négociation sur des parcs d'immeubles)
    - Difficultés pratiques: Pas de clés, gaines inutilisables,...

Si l'on met ceci en regard des cadences infernales auxquelles sont soumis les ouvrier, on constate un taux d'échec
relativement important.

(A ce propos, Free a pris le parti de fibrer les appartements bien avant d'allumer le NRO, parfois plus de 1an.
La conséquence est qu'au moment de l'allumage, un taux d'échec important a été constaté, obligeant une seconde
intervention de techniciens, souvent lourde parce que en recherche de panne. Ceci explique peut-être le fait que
Free ai jeté l'éponge. Au contraire, Orange fibre les appartements sur des fibres allumées: Lorsque le technicien
quitte l'appartement, l'ONT est opérationnel. Une leçon à retenir).

  • Aucun opérateur national n'envisage de collecter les abonnés en L2, comme ceci se fait:
    - A Pau (PBC, DSP Axione)
    - Dans l'Ain, via le réseau du SIEA, opéré par REZO-LIAN, et proposé aux abonnés privés et pro par au moins 10 FAI.
    - Dans les pays du nord, la Norvège par exemple (Réseaux L2 municipaux, FAI nationaux)

    => Ils veulent tous avoir un lien physique unique entre l'abonné et leur répartiteur (dégroupage) , et minimiser le
    nombre de contractants sur le chemin, tout en ayant:
    1) la responsabilité des lignes physique
    2) la possibilité de rentrer dans leur bilan en tant que IRU les infrastructures du dernier kilomètre (celles en monopole local).
    => Ceci est typique des opérateurs telco historiques, qui ne peuvent se sortir du shéma "commutation de circuit", y
    compris là où certains, dans le branche "service professionnels", savent très bien fournir juste le service de haut niveau.

Conclusion, et ouverture de débat quant aux solution "Bottom-up"

A mon avis:

  • Soit on décide que le réseau capillaire jusqu'a l'abonné DOIT être national, comme à l'époque de l'électrification
    et de la pose du cuivre à l'époque. Auquel cas:
    - La mise en place du FTTH sera extrêmement longue, et tous les problèmes de mauvaise volontée des opérateurs et de
    pratiques monopolistiques vont ré-apparaitre.
    - Il faudra un régulation forte, non pas incitative mais contraignante, pour forcer les opérateurs à poser les infra, puis
    partager celles ci ensuite à un coût supportable pour tous les acteurs (donc, proportionnels au nombres de ligne), en
    particulier pour éviter les ciseaux tarifaires comme c'est le cas actuellement.
    - Tous les délégataires des RIP et DSP devront être forcé de proposer de la fibre noire à prix coûtant, quitte à
    proposer en sus un service activé, là aussi à coût régulé.

Dans tous les cas on est obligé d'aller vers une régulation forte. Sans cela, les règles économiques actuellement en vigueur
font que l'investissement à court terme est privilégié, et donc que la situation la "plus rémunératrice" pour les opérateurs
nationaux est de ne pas fournir le service.

Dans ce cas, on aura un réseau qui sera relativement immobile, et peu innovant sur le long terme.

  • Soit on laisse les opérateurs nationaux non régulés, mais:
    - On facilite l'arrivée des petits opérateurs de services locaux,
    - On favorise les opérateurs de RIP/DSP via des mesures incitatives (voire coercitives) à fibrer les sous-répartiteurs,
    - En contrepartie, ils devront proposer une offre en fibre noire orienté vers les coûts avec un amortissement sur 15 à 20 ans,
    - Ils pourront proposer une offre de fibre éclairés, voire même des services de haut niveau aux abonnés finaux, y compris
    professionnels (contrepartie aux contraintes ci-dessus)
    - La propriété des infrastructures (Fourreaux, mais aussi fibres et armoires de rues) est la collectivité, si possible jusqu'au
    niveau mairie (La mairie dois avoir la clé de l'armoire de rue par exemple)
    - La DSP fourni à la collectivité 1) un catalogue de prestation de services de tirage de fibre FTTH, et 2) un document de
    règles d'ingénierie pour entrer et interconnecter une fibre à l'armoire de rue.
    - Ediction de règles claires et simples pour, par exemple, déléguer à l'équipe municipale les interventions de base
    dans l'armoire de rue (changement de place de jarretières, par exemple)
    - En particulier un opérateur dois pouvoir poser ses équipements dans l'armoire de rue, en suivant ces règles, et en fonction
    de la place et du courant électrique disponible.
    - La mairie peux s'occuper d'organiser elle-même, si elle le souhaite, le fibrage du dernier kilomètre de ses administré.
    Ce peut être un collectif de bénévole, ses propres cantoniers, un prestataire externe, ou l'opérateur de DSP.
    (On peux même imaginer qu'elle décide de planter une antenne 5GHz sur le toit de l'armoire de rue et collecter les abonnés ainsi,
    si elle veux).
    - L'interconnexion en réseau local des sous-répartiteurs est possible (jarretièrage). Si la mairie/les habitants le désirent
    ils peuvent établir un réseau maillé entre les sous-répartiteurs plutôt qu'un réseau purement arborescent (Mais c'est à eux de
    tirer les fibres entre ces SR, par exemple en utilisant les fourreaux communaux).
    - N'importe quel opérateur peux poser n'importe quel équipement dans l'armoire de rue, y compris IP si il le souhaite.
    - OpenDATA sur les infrastructures fibre et actives (n° de VLAN, numérotation des ports des switchs,....
Ces règles rendraient tout a fait possible n'importe quel schéma de réseau:
  • Identique à l'actuel, en posant des coupleurs GPON passif dans les armoires de rue.
  • Schéma type "PBC" ou "RESO-AIN", en posant des switch L2 en armoire de rue collectés en amont
  • Schéma type norvégien, via un réseau municipal qui descend en IP jusqu'aux armoires de rues, avec de multiples services
    proposés simultanément aux particulier sur le même support physique.
Ce dernier point nécessiterais une excellente gestion de la part de l'opérateur de la DSP, en particulier:
  • Gestion des VLAN en armoire de rue, et automatisation des process de modification des encapsulation VLAN,
  • Mise en place d'un SI multi-opérateur pour gérer la commande et la mise en place des services actifs
  • Surveillance des systèmes distants (coupures électrique, configuration des équipements, coupure fibre)
    A mon avis on en est pas encore là, surtout lorsque ça implique plusieurs opérateurs de services.

Autre problèmes, ces schéma implique soit que les box disparaissent, soit au moins que leur configuration de bas et haut niveau
soit cohérente et commune à tous les opérateurs (Je pense aux VLAN par exemple, aux adresses multicast, aux modèles de SFP utilisés,...)